White Dog

Le 30 janvier 2018

Thriller social sur papier froissé

États-Unis. Années 1960. La lutte pour les droits civiques des Noirs secoue le pays. Installé à Beverly Hills, l’écrivain Romain Gary est témoin de cette révolution sociale. À ses côtés, son épouse, l’actrice américaine Jean Seberg, est partie prenante de ce combat pour l’égalité. Au même moment, le couple adopte un chien errant et se prend d’affection pour lui. Tout à coup, leur nouvel ami, au caractère très doux, révèle un autre visage, terrifiant. Les Anges au Plafond s’attachent au moment où le romancier tente d’écrire cette histoire qu’il publiera en 1970. Par une nuit d’insomnie, devant la feuille blanche, Romain Gary empoigne le papier comme il se saisit de la réalité, le tord, le déchire, transforme ses proches en personnages littéraires, et l’autobiographie en fable. Deux comédiens manipulent des figures de papier, tandis que la projection de photos d’époque et les rythmes afro-américains du batteur et compositeur Arnaud Biscay soulignent les tensions de cette époque. Les divergences politiques entre extrémistes et modérés se répercutent sur le couple et dans leur cercle d’amis. Le drame domestique déclenché par le chien fait écho à l’histoire en marche. Comment sortir de la haine ? Comment ne pas désespérer ? Comment réapprendre l’humanité ? Le défi nous tient en haleine, comme dans un film à suspense. Un hommage poignant à l’écrivain humaniste qu’était Romain Gary et une réflexion sur l’acte même de création.

La Presse en parle
 « White dog est un condensé d’énergies : celle du souffle de la narration, celle du mouvement de ses marionnettes et celle de la musique, dont le battement incessant tient ensemble toute la scène » Lola Salem – IO Gazette

« Une adaptation convaincante du roman Chien blanc, dans laquelle on retrouve à la fois tout l’univers artistique de la compagnie (marionnettes et décors en papier, jeux sur l’ombre et la lumière, musique live, etc.) et une réflexion très actuelle sur le racisme et la violence. » Cristina Marino – Lemonde.fr

« Les Anges semblent tenir là, réunis dans leur main, les fils dont on tisse le plus beau tissu dramaturgique, et ils ont la vertigineuse générosité de nous en faire cadeau. »
Mathieu Dochtermann – Toutelaculture.com

 
 

Du 30 janvier au 11 février 2018
Du mardi au samedi à 20h
Dimanche à 17h

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Publié le 25 janvier 2018 par Le Théâtre Mouffetard

Le Théâtre Mouffetard

73 Rue Mouffetard

75005 Paris