Lecture du weekend

Chaque semaine, nous vous présentons un livre de notre maison.

 

Cette semaine, je vous présente Charles Darwin, dit l’attrapeur de mouches, adaptation Gérald Stehr, collection L’Invitation aux Voyages.

 

LE LIVRE – Un soir de sa vie, le célèbre naturaliste Charles Darwin établit sa biographie avec l’aide de son fils Francis.

Il se moque des programmes universitaires de Cambridge qui l’auront bien ennuyé. « Triple zéro ! », les qualifie-t-il. Il se souvient de son père qui le pousse à devenir médecin, puis clergyman, alors qu’il n’a qu’une passion depuis l’enfance : collectionner minéraux et insectes, classer tout ce qui peut s’étudier dans le domaine des sciences naturelles et de la biologie.

Engagé comme naturaliste durant cinq années à bord du Beagle, Darwin gagne le sobriquet d’attrapeur de mouches par ses compagnons d’expédition. Ce tour du monde maritime déterminera ses recherches et écrits sur l’évolution et la sélection naturelle des espèces vivantes.
Interrogé sur l’existence de Dieu, voire d’une intelligence supérieure à l’origine de toute création, Darwin en absence de preuves scientifiques nous surprend en disant «?ne reste que le doute… »

En révolutionnaire scientifique connu pour sa lucidité, il se plaisait aussi à lancer des traits d’esprit : « Ainsi nous descendrions du singe ? J’espère que cela n’est pas vrai. Mais si cela est vrai, prions pour que cela ne s’ébruite pas ! »

 

L’AUTEUR – Peintre et écrivain, Gérald Stehr, né le 21 avril 1949 à Paris, est membre fondateur d’un groupe d’artistes parisiens, auteur de plusieurs livres, de scénarios et de piécettes de théâtre pour les enfants.

À l’Ecole des Loisirs, il a écrit les textes de livres de différents illustrateurs, dont ceux de son frère, Frédéric Stehr. Il a réalisé aussi de nombreuses adaptations pour le théâtre, principalement pour le Festival de la correspondance de Grignan.

 

EXTRAIT – C’est donc à partir d’observations récoltées aux Galápagos, faites lors de mon voyage à bord du Beagles, que j’ai formulé l’hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d’un seul ou quelques ancêtres communs. Oui, mais comment ?

L’observation prolongée et continue des habitudes des animaux et des plantes m’avait bien préparé à recevoir et apprécier ce concept de la lutte pour l’existence, qui se rencontre partout… et l’idée me frappa que dans ces circonstances de concurrence, ce concept appliqué à l’évolution des espèces vivantes expliqueraient l’évolution des espèces par la conservation des variations favorables qui tendraient à être préservées alors que les autres moins privilégiées ou défavorables seraient éliminées

Le résultat de ce processus est donc la formation de nouvelles espèces.

J’étais enfin arrivé à formuler une théorie sur laquelle je pouvais désormais travailler.

J’abrégeai le manuscrit commencé sur une plus vaste échelle en 1856, et je terminai le volume en le réduisant.

Cela me demanda un dur labeur de treize mois et dix jours. Ce fut publié sous le titre d’Origin of Species, en novembre 1859.

C’est sans aucun doute la principale œuvre de ma vie.

L’impossibilité dans laquelle on se trouve de concevoir ce grand et merveilleux univers, avec nos moi conscients, comme étant dû à un hasard, me semble être l’argument principal en faveur de l’existence de Dieu.

Mais, je n’ai jamais pu trancher la question de savoir si cet argument a une valeur réelle.

Je me rends compte que, si nous admettons une cause première, l’esprit demande toujours d’où elle est venue, comment elle est née, et j’arrive à ce qui me semble la conclusion la plus sûre : c’est que le sujet dépasse la mesure de l’intelligence humaine… »

Publié le 10 janvier 2019 par Editions TriArtis

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