Lecture du weekend

Chaque semaine, on vous fait découvrir un livre de notre maison

 

Georges Clémenceau est à l’honneur au Panthéon ! Découvrez l’article de Mouffetard Addict à ce sujet : https://www.mouffetard-addict.com/article/clemenceau-le-courage-de-la-republique/

 

Je ne pouvais donc pas passer à côté de ça et vous présente ce weekend Georges Clemenceau… Dans la peau d’un tigre, adaptation de sa correspondance et de ses discours pendant la Belle Epoque et la guerre de 14-18 par Pierre Tré-Hardy, collection Scènes Intempestives à Grignan.

http://triartis.fr/livre-53-Georges_Clemenceau_Dans_la_peau_d_un_tigre.html

 

LE LIVRE – Combattant la colonisation, engagé pour la journée de huit heures et pour la séparation de l’Église et de l’État, fondateur de plusieurs journaux, ardent défenseur de Zola et féroce soutien de Dreyfus, créateur de la police scientifique, président du conseil des ministres à deux reprises, notamment en 1917 pour former un gouvernement consacré à la poursuite de la guerre, Georges Clemenceau sera « le Tigre », intraitable et combatif – l’artisan du traité de Versailles.

Voici l’une des faces les plus connues de Georges Clemenceau, celle que l’école et la mémoire collective nous enseignent. Une autre, plus intime, infiniment gaie, lucide, affectueuse, s’exprime pleinement au fil de sa très riche correspondance qui dévoile un être accessible, drôle, et plein d’humanité dans un monde qu’il voit déjà danser au bord du gouffre… et s’y fracasser.

 

L’AUTEUR – Pierre Tré-Hardy

 

Pierre Tré-Hardy est né le 17 Octobre 1962 à Dinard. Il habite à présent les Alpes-Maritimes, en France.
Son enfance s’est déroulée en Polynésie, aux îles Marquises, où il a eu le a chance de vivre chez Jacques Brel et Maddly Bamy Brel, à Hiva Oa. C’est là qu’il fait ses débuts en écriture, nourri de conversations, d’échanges, et de lectures guidées par Jacques Brel.

Depuis l’âge de 20 ans, il n’écrit que pour le théâtre qui est pour lui « le cœur vibrant de l’humanité », en recevant aussitôt le soutien de Jean Anouilh qui lui écrit : « Vous avez le sens du dialogue et des situations théâtrales… ».

Ses textes sont joués en France et à l’étranger par des comédiens aussi prestigieux que Michel Galabru, Philippe Caubère, Marie Christine Barrault, Michel Vuillermoz, Robin Renucci, Niels Arestrup ou Jean-Claude Dreyfus…

Son œuvre est toujours traversée par les mêmes thèmes : les Hommes, la vie, la mort, l’amour.
« Parce qu’il n’y a que cela qui compte ! ».

 

DU MEME AUTEUR –

Vincent, Paul et Théo… Le rendez-vous des génies

Une nuit avec Casanova

Jean-Louis Barrault, 100 ans

 

EXTRAITS – « On vous a dit, pauvres fous, que tous les hommes étaient frères et qu’il n’y a pas de frontières dans la nature. C’est la vérité. Mais depuis Caïn et Abel, les passions mauvaises ont armé frères contre frères.

Il faut bien que quelqu’un commence, dis-tu ? Non pas. Il faut être au moins deux pour commencer. Tandis que tu désarmes, entends-tu le fracas des canons de l’autre côté des Vosges ? Prends garde… Un jour, au plus beau moment où fleurit l’espérance, tu quitteras tes parents, ta femme, tes enfants, tout ce que tu chéris, tout ce qui tient ton cœur et l’enserre et tu t’en iras, au-devant de la mort affreuse qui fauchera des vies humaines en un effroyable ouragan de fer. »

« Eh bien ! Soit. Que la question soit débattue sur les champs de bataille, puisque c’est par le fer et le feu que le Kaiser et son peuple ont voulu qu’elle fût décidée. Qu’on perfectionne par de savants calculs tous les engins de meurtre et de dévastation. La puérile pierre, que se lançaient les héros aux champs troyens, est devenue la balle d’acier d’un mètre et demi de hauteur qui emporte à trente kilomètres, en un point précis, une tonne de matière explosive détruisant en quelques secondes, avec toute œuvre de civilisation, un peuple d’innocents qu’il fallait prendre la peine, autrefois, de passer au fil de l’épée. Saluez, c’est le progrès de l’Allemagne qui passe. Des vaisseaux chargés de femmes et d’enfants, par centaines, sont envoyés d’un coup de torpille aux gouffres de l’océan. Et voilà les engins d’asphyxie qui se présentent, avec d’ingénieuses machines, pour arroser les hommes de pétrole enflammée. Patience, le temps va venir où quelque moyen sera trouvé d’en finir avec tout le genre humain d’un seul coup !

Cependant, nous, Français, qui sommes au plus fort de la sanglante mêlée, nous ne nous plaignons pas. Nos enfants héroïques donnent leur vie fièrement, chaque jour, avec ce grand cri dans le cœur : « Patrie, ceux qui vont mourir pour toi te saluent ! ». Nous les avons vus partir, sachant, comme eux, qu’ils ne reviendraient pas, et ils sont à peine tombés qu’un autre cri s’élève : « Nous ! Nous ! A nous l’honneur de les suivre ! » Et nul ne s’étonne, car c’est l’inflexible loi de notre volonté qui s’accomplit. Après ceux-là, d’autres, et d’autres encore, et toujours. Et quand ce sera fini des vivants, je ne sais quoi me dit qu’il surgira des morts pour se jeter en avant. Que les peuples, qui nous doivent peut-être quelque chose, apprennent de nous cette nouvelle leçon. On n’est pas digne de vivre quand on ne se sent pas digne de mourir… »

 

AVIS DE LECTEUR – En un mot, excellent ! (Fabien, professeur d’histoire)

Publié le 3 novembre 2018 par Editions TriArtis

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