Lecture du weekend

Chaque semaine, nous vous faisons découvrir un livre de notre maison

Après une longue pause estivale, les lectures du weekend de TriArtis sont de retour !

Aujourd’hui, je vous propose un beau texte étonnant : Une nuit avec Casanova adapté de ses Mémoires par Pierre Tré-Hardy et préfacé par Jean-Claude Carrière, collection Scènes Intempestives.

http://triartis.fr/livre-8-Une_nuit_avec_Casanova_.html

LE LIVRE – Impossible d’inventer débauche plus débridée, plus érotique et plus amoureuse que celle qui attendait Casanova à Venise, dans les bras des deux plus belles nonnes du couvent de Murano, Caterina et Marina.

Il est des vies, des amours et des Hommes que la réalité sublime. Casanova est de ceux-là. Il fut l’homme des extrêmes : ami des plus grands, exerçant tous les métiers, prisonnier évadé de la redoutable « prison des plombs », infiniment aimé de toutes les femmes… Cet homme est l’un des rares à avoir osé vivre sa vie.

Cependant, l’Histoire a oublié un infime détail, minuscule grain de sable dans les délicieux rouages du libertinage : Giacomo Casanova a aimé.

L’AUTEUR

Pierre Tré-Hardy est né le 17 Octobre 1962 à Dinard. Son enfance s’est déroulée en Polynésie, aux îles Marquises, où il a eu le a chance de vivre chez Jacques Brel et Maddly Bamy Brel, à Hiva Oa. C’est là qu’il fait ses débuts en écriture, nourri de conversations, d’échanges, et de lectures guidées par Jacques Brel.

Depuis l’âge de 20 ans, il n’écrit que pour le théâtre qui est pour lui « le cœur vibrant de l’humanité », en recevant aussitôt le soutien de Jean Anouilh qui lui écrit : « Vous avez le sens du dialogue et des situations théâtrales… »

Ses textes sont joués en France et à l’étranger par des comédiens aussi prestigieux que Michel Galabru, Philippe Caubère, Marie Christine Barrault, Michel Vuillermoz, Robin Renucci, Niels Arestrup ou Jean-Claude Dreyfus…

Son œuvre est toujours traversée par les mêmes thèmes : les Hommes, la vie, la mort, l’amour.
« Parce qu’il n’y a que cela qui compte ! ».

 

EXTRAIT

Casanova

Ma chère et inoubliable Henriette,

C’est au cours de votre voyage en Italie que nous nous sommes rencontrés, dans une auberge de Césène. Vous étiez en fuite d’un mari insupportable et d’un beau-père qui voulait vous cloîtrer. Votre échappée avait pris la compagnie de l’officier hongrois qui vous avait accueillie, vous prêtant ses vêtements masculins, puisque vous n’aviez rien d’autre pour vous vêtir. Les jeux de l’amour vous présentaient à moi habillée en militaire et vous êtes devenue le premier homme que j’ai aimé.

Durant ces mois de bonheur qui ont suivi, je n’ai jamais rien su d’autre de vous, pas même votre nom.

Ce capitaine hongrois ne connaissait pas votre langue, ni vous la sienne. Vous ne parliez ensemble que le langage du corps.

Plus tard, alors que je vous volais à lui, il a fallu que ce soit moi qui lui traduise votre demande de rupture… et en latin ! Vous, la Française que je comprenais si bien…

Le français et l’italien sont les langues de l’amour !

Henriette

Tu oublieras Henriette.

Casanova

Vous alliez à Parme et moi à Naples… Alors je vous fis croire que Parme était ma destination. Vous n’aviez pas d’attelage ? J’ajoutais aussitôt que je m’y rendais en carrosse privé, moi qui ne possédais pas même un cheval ! Il m’en a coûté l’achat du plus cher carrosse de ma vie et nous sommes partis tous les trois jusqu’à Parme, où vous avez enfin quitté votre capitaine pour moi.

Nous nous sommes aimés.

Vous vous cachiez à mes côtés, et votre nom resta inconnu à tous comme à moi. On ne vous appelait que « Henriette ».

Vous avez été la plus drôle, la plus belle et la plus folle de toutes les femmes que j’ai connues…

Publié le 20 septembre 2018 par Editions TriArtis

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